CawAilleurs

Main menu:


ACTA

Secrets bancaires

Revenu de vie

Bibliothèque numérique mondiale

Bibliothèque numérique mondiale

Invitation au voyage – JO Hiver Vancouver 2010

Internautes, tous mécènes !

Mécénat global
Avataq

Information

Nos favoris

Plaisirs

Savoirs

Sites amis

Sites persos


Délits d’opinion à l’Isoc France

Isoc France

L’Isoc France invente la comparution pique nique ;-!

Ubu roi
par Alfred Jarry (1896)

Translator

Librairie photo et cinéma

Librairie photo et cinéma

RSS Quadrature du Net

Vote par Internet, attention !

éthique citoyenne
Sauf dans des cas très particuliers, le vote par Internet peut être dangereux.


Posting tweet...


Recherche

Site search

15 articles récents

Thomas Sankara Cliché D. Lacroix

Catégories

Archives

Échanges

Incompétence et copinage : le courage de dire non !

Jeunes UMP et loi Hadopi
Commentaire sur 01Net, 8 septembre 2008

Les instances qui ne savent pas organiser et gérer de vrais débats sont condamnées à se faire déborder par les médias interactifs. Blogs citoyens, forums de discussion, commentaires sur les sites de presse, réseaux sociaux : les moyens ne manquent aujourd’hui de faire entendre des critiques lorsque les appareils tentent d’étouffer la contradiction, qui est le vrai moteur de la réflexion. De récents débats mis sur la place publique par des jeunes de l’UMP[1]au sujet du projet de loi Création et Internet (ex-Hadopi) en sont un bon exemple.

Christine Kerdellant, Le Prix de l'incompétenceLes oligopoles, les rentes de situation, les solidarités de corps ou de professions qui défendent des privilèges, les élites qui contournent les lois, ne rendent pas de comptes et s’aménagent des parachutes dorés, bref tous les lieux de pouvoir où s’exercent des abus seront peu à peu scannés, analysés et mis en cause.

Qu’il s’agisse de partis politiques comme l’UMP ou de groupuscules comme l’Isoc France[2]ou AdmiNet[3], ou de diverticules indescriptibles comme le Cawa[4], ou de toute autre organisation, informelle ou formalisée, ouverte ou fermée, avec mandat confié ou mandat auto-octroyé, dès lors qu’on prétend promouvoir un intérêt collectif, la question est posée :
— à une époque où « éthique » et « développement durable » sont des expressions entrées dans la norme politique, les citoyens sont en droit de se demander si elles sont utilisées comme arguments de propagande, de publicité ou si elles correspondent à un réel contenu.
— lorsqu’on parle en leur nom ou qu’on utilise leurs noms, ils sont en droit de demander des comptes. Ils sont en droit de ne pas accepter dévoiements, prises en otage et cautionnements à leur insu.

Nous sommes sortis d’une époque où une fonction publique nombreuse et solidement formée était encadrée par des élites forgées à l’esprit de l’intérêt général.
Les valeurs républicaines, condensées dans la devise de l’École nationale d’administration (ENA)[5] « Servir l’État sans s’asservir » mettaient l’honnêteté et l’esprit critique au rang des valeurs premières.
On éprouve aujourd’hui le besoin d’ajouter « Sans se servir ».

Entre la flagornerie et la docilité de systèmes féodaux d’un côté et les filières plus ou mois rampantes de corruption et de trafic d’influence de l’autre, ce sont la peur, l’intimidation et l’intérêt personnel qui ont pris le pas sous les coups d’une vague idéologique ultra-libérale.
Enrichissez-vous, taisez-vous, pas de vagues.

Caricatures de l'intégrisme musulman dans Charlie HebdoDans certains groupes d’expression en ligne, une influence technicienne — héritée de traditions d’échanges scientifiques et d’une époque où la bande passante était rare — tend à faire perdurer et étendre des règles de débats où la censure est plus forte que dans la presse et au Parlement lui-même. Ce qui parait tout-de-même paradoxal lorsqu’il s’agit de groupes prétendument en charge de la promotion d’Internet et de la liberté des internautes. On peut légitimement se demander pourquoi des débats d’idées devraient suivre des règles d’échanges entre informaticiens ou chercheurs en physique. Cela amène à se poser des questions sur les motivations réelles des administrateurs de ces groupes.

Ajoutons à cela les moyens techniques de surveiller les actes et expressions des citoyens et de tracer leurs comportements les plus intimes, via Internet, le téléphone ou les puces RFID.

Si nous ne réagissions pas, nous irions droit vers une espèce de techno-fascisme.

Mais les réactions sont là, nombreuses, diverses, fort heureusement.

Il existe des voix qui ont le courage de dire « non ».
Le courage de dire « non » à la soupe de la propagande, à la bouillie informationnelle et à la peur.

L'Empire de la honte, Jean ZieglerJe vais chercher mes informations — de première main ou de qualité —, je veux comparer les arguments, je veux débusquer les mensonges et omissions, je veux décrypter les trucages, je veux réfléchir, sans a priori, sans pressions, sans ordres, sans intimidation, sans calcul de renvoi d’ascenseur.
Je ne veux plus de langue de bois, ni de faux-semblant, ni de dérobades, ni de travestissements sémantiques. Je veux appeler un chat un chat. Et ne pas accepter des vessies pour des lanternes.

Je ne peux plus, je ne veux plus faire confiance. J’appelle à la vigilance et au devoir de résistance.

Non seulement je le veux, mais je le dois.

Voilà ce que j’entends chez les jeunes d’aujourd’hui. Voilà ce qu’ils disent à leurs aînés. Qui auraient bien tort de croire leur apprendre comment doit marcher le monde…

En savoir plus

Quand l’UMP débat du piratage, c’est sans contradicteurs, 01Net, 8 septembre 2008

— École nationale d’administration, Rapport de la section CFDT de la promotion Simone Veil, mars 2006, PDF, 320 Ko, lecture sur le site de la CFDT-cadres ou téléchargement.

clepsydre— Débat sur la démocratie, textes de Jacques Dufresne, textes de Jurgen Habermas, Kurt Nielsen, John Dewey, Claude Gagnon, Publius Valerius, sur l’Encyclopédie de l’Agora

— Introduction aux forums démocratiques de maniprop.com, Déontologie des débats et règles de fonctionnement, sur liberalisme-democraties-debat-public.com

— Démocratie et débat public, septembre 2007, sur liberalisme-democraties-debat-public.com

— Brève histoire des Trente tyrans sur le site des 30 ans de la Bibliothèque publique d’information

— Reddition de compte au Centre de recherches pour le développement international (CRDI)

— Définition de la reddition de compte sur Wikipedia

— Reddition de comptes à la Caisse de dépôt et placement du Québec

— Une reféodalisation du monde, selon Jean Ziegler, entretien avec Éliane Patriarca, sur Libération.fr

— Liberté d’expression : le jugement de l’affaire Charlie Hebdo à propos des caricatures de l’intégrisme musulman sur le site de Me Eolas

Dominique Lacroix

  1. L’Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français de droite, nommé à sa création Union pour la majorité présidentielle, en vue de soutenir la candidature du président Jacques Chirac à sa propre succession en 2002. Il est membre du Parti populaire européen, ainsi que de l’Union démocratique internationale, association des partis de centre-droit à l’échelle mondiale. Source Wikipedia, article UMP ()
  2. Isoc France, chapitre français de l’Internet Society ()
  3. AdmiNet : Mouvance informelle et ouverte qui a œuvré, en France, au milieu des années 90 pour l’utilisation d’Internet dans l’administration et surtout l’accès aux documents publics ()
  4. Cawa : Club des Amis des Webmestres de l’Administration, qui a été, en France, un lieu de rencontres informelles et ouvertes de la mouvance AdmiNet. Aujourd’hui, on n’y rencontre plus guère de webmestres de l’administration. Et, pour des raisons mystérieuses, le club n’est plus ouvert à tous, contrairement à ce qu’il affiche. ()
  5. École nationale d’administration, (ENA) http://www.ena.fr ()