CawAilleurs

Main menu:


ACTA

Secrets bancaires

Revenu de vie

Librairie photo et cinéma

Librairie photo et cinéma

Bibliothèque numérique mondiale

Bibliothèque numérique mondiale

Invitation au voyage – JO Hiver Vancouver 2010

Internautes, tous mécènes !

Mécénat global
Avataq

Information

Nos favoris

Plaisirs

Savoirs

Sites amis

Sites persos


Délits d’opinion à l’Isoc France

Isoc France

L’Isoc France invente la comparution pique nique ;-!

Ubu roi
par Alfred Jarry (1896)

Translator

Justice pour Sankara !

RSS Quadrature du Net

Vote par Internet, attention !

éthique citoyenne
Sauf dans des cas très particuliers, le vote par Internet peut être dangereux.


Posting tweet...


Recherche

Site search

15 articles récents

Thomas Sankara Cliché D. Lacroix

Catégories

Archives

Échanges

Publicité mensongère sur AdmiNet France

Bocca della Verità ou Bouche de la Vérité, Santa Maria in Cosmedin, RomaUn rapport fantaisiste à la vérité, cela n’effraie pas « AdmiNet France », alias Epistrophe sarl, on en a déjà eu des illustrations : articles diffamatoires sur de supposés concurrents ou compteurs d’audience fantaisistes gonflant la fréquentation de sites qu’il gère.
Un nouveau pas vient d’être franchi avec des affichages qui ressemblent fort à de la publicité mensongère[1].

La société Epistrophe mène campagne en ce moment pour ses services de référencement sous le nom commercial « AdmiNet France ».

Rappelons d’abord qu’AdmiNet a été pendant longtemps une mouvance informelle et que ce label est partagé aujourd’hui par des entités très distinctes. Trois composantes, une publique, une commerciale et une associative, auraient pu trouver, malgré des logiques différentes, un mode de collaboration. Cela requérait un effort de réflexion, de dialogue et de partage qui semble hors de portée d’une partie des acteurs.

PARTIE PUBLIQUE

logo AdmiNet de la partie Christian Scherer— Des sites tels qu’admi.net (et son miroir adminet.com), presqu’entièrement gérés par Christian Scherer, fonctionnaire au ministère du développement durable, qui bénéficie de moyens publics mis à sa disposition par son employeur et a été aidé, aux tout début d’AdmiNet, par l’École des Mines qui n’est plus partie prenante maintenant.
Nombre de contributeurs bénévoles lui adressent des suggestions dans un esprit de collaboration à la « communauté AdmiNet ». Et avec l’idée de leur offrir ainsi une bonne visibilité puisque le webmestre communique souvent sur les performances d’audience du site.
Portail essentiellement constitué de liens, vite obsolètes, cette partie est alimentée chaque jour d’une collection de liens souvent intéressants et parfois surprenants ou originaux.
On trouve, dans un superbe fourre-tout poétique, zone labyrinthique où l’on se demande qui est le plus perdu, des utilisateurs ou du webmestre, des bannières publicitaires assez fantaisistes, qui ne font probablement pas l’objet de transactions commerciales, monétaires du moins.

logos de la partie Journal officiellogos de la partie Journal officiel— La section admi.net/jo est le cœur historique et le principal générateur de trafic[2]. Cette partie est une copie, par, synchronisation de serveurs, du site droig.org, géré par le Centre de recherches en informatique de l’École des Mines sous la direction de Robert Mahl et en collaboration historique avec l’Université de Sarrebruck.
Elle ne comporte aucune publicité.

PARTIE COMMERCIALE

logo AdmiNet de la partie Philippe Batreau
— En 2000, adminet.fr a été cédé gracieusement à la société Epistrophe, avec autorisation d’utiliser le label à titre commercial pour des prestations de référencement et de vente de noms de domaines. Au lieu d’apprécier sa chance d’avoir reçu ce cadeau de la communauté AdmiNet, qui lui apportait d’emblée image et audience, et d’envisager positivement un nouvel essor d’AdmiNet dans un esprit collaboratif et gagnant-gagnant, il semblerait que Philippe Batreau, directeur d’Epistrophe, prétende à un monopole sur la marque, dont il avait pourtant mal assuré la protection qu’il était censé assurer pour la collectivité, paraît-il.
Il a manifesté — plus que violemment — que toute personne de la « communauté » qui s’exprime sur l’administration, Internet, la politique française ou la citoyenneté (etc. car les contours n’ont jamais été précisés, et pour cause…) commet une « infiltration intolérable » sur son territoire et « porte atteinte à son image » !
Le problème est qu’il ne semble pas comprendre qu’on puisse considérer que ce sont ses égarements qui ternissent l’image du label.

PARTIE ASSOCIATIVE

logo AdmiNet de la partie associative— Depuis 2006, des anciens et récents acteurs de la communauté AdmiNet se sont regroupés en association pour préserver le caractère de bien commun du label, le protéger et tenter d’en renouveler l’activité. C’est cette association qui gère la marque, dûment déposée, ainsi qu’une série de domaines AdmiNet dans plusieurs pays, selon les règles professionnelles d’une bonne protection. Ces sites AdmiNet, réunis sous l’appellation « Cité AdmiNet / AdmiNet City », sont indépendants des deux autres parties. À vocation culturelle et d’intérêt général, ils n’affichent aucune publicité et ne participent à aucune affiliation commerciale.

Des tours de passe-passe

Les sites Adminet France se distinguent des autres sites AdmiNet par une dose massive de publicités Google et toutes sortes d’affiliations commerciales. Jusque là, admettons, même si l’on peut s’interroger sur l’harmonie de ce modèle économique avec un prétendu « portail administratif et citoyen » et surtout sur ses prétentions hégémoniques.
Mais la campagne publicitaire actuelle d’AdmiNet France opère des annexions curieuses, suggérant qu’AdmiNet France recouvrirait l’ensemble des opérations AdmiNet.

Les campagnes de promotion d’AdmiNet France n’hésitent pas à invoquer comme argument publicitaire le savoir faire du JO traité par l’École des Mines, sans même la citer et laisse accroire qu’il y aurait une relation entre AdmiNet France et le travail de l’École des Mines : « Pas étonnant que ce site soit crée au sein du réseau Adminet, lequel nous a déjà habitué à des services documentaires juridiques de grande qualité. »

À supposer qu’existerait un partenariat entre la société Epistrophe et l’École des Mines — ce qui n’est pas le cas, nous l’avons vérifié — auriez-vous l’aplomb, vous, de vendre vos navets en invoquant la qualité des oranges de votre partenaire ? En l’occurrence, plus que de navets et d’oranges, on a plutôt affaire à du verre et du cristal. On voit bien l’avantage à transférer les qualités du second sur le premier pour mieux le vendre : la publicité mensongère est ici doublée de parasitisme.

Le terme « réseau » et les liens hypertextes permettent toutes sortes de tour de passe-passe…

Journal Officiel chez AdmiNet FranceLa page d’accueil d’AdmiNet France et une page titrée « AdmiNet France mappé »[3], annexent purement et simplement le « Journal Officiel » comme l’un des services qu’il offre, dans une liste qui énumère :
« Ordinateurs Dell
Prêt et crédit aux fonctionnaires
Carte de téléphone internationale
Journal Officiel
».

Notons là une double ambiguïté : non seulement cet affichage fait accroire aux lecteurs non initiés qu’AdmiNet France gèrerait ce service, mais encore l’appellation ne précise même pas, contrairement à ce que fait admi.net/jo, que le lien ne mène pas vers le site officiel du JO, affiché par Légifrance. Le JO affiché ainsi au bas de cette liste de services donne une bien piètre image de l’état de notre République…

AdmiNet France mappé

Avec un site commercial qui s’affiche comme le « web administratif et citoyen », on avait déjà affaire à un mélange des genres et une ambiguïté pour le moins trompeuse. Une logique ubuesque inspire la mention « Creative commons » à des contenus qui sont la plupart du temps des copiés-collés d’autres sites web, sans valeur ajoutée créative : « Je vous autorise à copier les contenus que j’ai trouvés ailleurs. »

À la remarque d’un internaute sur le déficit en design et ergonomie, caractéristique des sites AdmiNet France, son directeur à l’aplomb de répondre  que « La mise en page et l’ergonomie n’ont jamais été le fort d’AdmiNet, préférant privilégier le contenu. »[4].
Encore une fois, la rhétorique commerciale d’AdmiNet France opère de curieuses métonymies et synecdoques, où la partie prétend être égale au tout et les qualités du voisin les siennes. De plus, il attribue généreusement ses défauts à tous les autres sites AdmiNet. Les pages admi.net, si elles souffrent d’une conception qui date un peu, ont tout de même un peu plus d’allure que les sites AdmiNet France, pourtant plus récents !

Tous ces éléments font que les mensonges et diffamations fleurissent abondamment sur certains sites AdmiNet — où même un élémentaire droit de réponse est refusé ou caricaturé — et que le label, déjà aux portes des oubliettes de l’histoire, se détériore à grande vitesse.

Triste fin pour une légende ?

Dominique Lacroix

  1. L’article L. 121-1 du Code de la consommation stipule : « Est interdite toute publicité comportant, sous quelque forme que ce soit, des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur, lorsque celles-ci portent sur un ou plusieurs des éléments ci-après ; existence, nature, composition, qualités substantielles, teneur en principes utiles, espèce, origine, quantité, mode et date de fabrication, propriétés, prix et conditions de vente de biens ou services qui font l’objet de la publicité, conditions de leur utilisation, résultats qui peuvent être attendus de leur utilisation, motifs ou procédés de la vente ou de la prestation de services, portée des engagements pris par l’annonceur, identité, qualités ou aptitudes du fabricant, des revendeurs, des promoteurs ou des prestataires. » ()
  2. Les statistiques de fréquentation sont consultables en temps réel : http://admi.net/stats/ADMINET.html  ()
  3. http://www.blog.adminet.fr/adminet-france-mappe-article00291.html ()
  4. Voir le blog de Vtech http://vtech.canalblog.com/archives/2008/05/01/9023416.html ()