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Afrique : la fin du chaînon manquant d’Internet / Africa missing link: the end

Missing link en Afrique

[ Cartes Banque mondiale — Zoom ]

Botswana, Madagascar, Maroc, Rwanda, São Tomé et Principe, Sahara occidental, Seychelles et Somalie ne sont pas parties prenantes de Rascom (Regional African Satellite Communications Organization), qui vient de voir mis en orbite Rascom-QAF1 son premier satellite.
Pour le Maroc, ce n’est guère étonnant, compte tenu du rôle majeur de la Lybie dans le projet.
La plupart des autres États sont situés en Afrique du Sud et de l’Est et vont bénéficier de la mise en œuvre du projet de fibre optique EASSy (East African Submarine Cable System) qui va enfin combler le Missing Link, chaînon manquant des télécommunications africaines.

EASSyEASSy va relier par câble sous-marin Mtunzini (Afrique du Sud) à Port Soudan (Soudan), desservant au passage Mozambique, Madagascar, Tanzanie, Kenya, Somalie et Djibouti. Le dispositif va desservir en tout 21 pays. Sa durée de vie est estimée à 25 ans. L’opérateur technique est Alcatel Lucent Submarine Network.
Le câble sera long de 10 000 kilomètres. Le maillage terrestre complémentaire va relier 13 autres pays limitrophes à l’épine dorsale du système terrestre : Botswana, Burundi, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Tchad, Éthiopie, Lesotho, Malawi, Rwanda, Swaziland, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.

Pose de EASSy en Afrique[Cliché Banque mondiale] Le câble va transformer le paysage des télécommunications dans la région. Pour 250 millions d’Africains, l’accès à Internet coûte aujourd’hui 200 à 300 dollars par mois. Le financement a été bouclé fin novembre 2007. La construction a débuté en décembre 2007. L’objectif est qu’EASSy soit pleinement opérationnel pour la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud, en 2010.

Le projet a vu son accord de financement bouclé à Nairobi en novembre, avec les concours de l’IFC, (International Finance Corporation, ou Société financière internationale, institution de la Banque mondiale chargée des opérations avec le privé), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la banque de développement de l’Allemagne (KfW), et la banque de développement de la France (AFD ).
Les cinq institutions de financement fournissent ensemble un prêt à long terme de 70,7 millions de dollars, dont 18,2 millions dollars fournis par l’IFC.
L’Union européenne aidera également à financer un véhicule spécial, essentiel à la structure opérationnelle du câble.
Le coût total du projet est de 235 millions de dollars.
Le reste du financement sera assuré par 25 opérateurs privés de télécommunications, réunis en consortium, dont 21 sont africains.

En savoir plus
— Site d’EASSy (en)
— Site de l’IFC (fr et en)

Synthèse Dominique Lacroix