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Rascom-QAF1, premier satellite panafricain, connecte les villages de brousse

Afrique connectéeHISTORIQUE !

130 000 villes et villages à travers le continent africain peuvent être immédiatement connectés :
• services de télécommunications à grande échelle dans les zones rurales à faible coût par l’utilisation de technologies appropriées
• liaisons interurbaines dans chaque pays africain membre ;
• liaisons internationales directes entre tous les pays africains membres ;
• services de télévision directe, d’accès Internet
• services haut-débit à valeur ajoutée

Rascom-QAF1 [RASCOM-QAF1,
cliché Arianespace]

Vendredi 21 décembre 2007 : Ariane 5 a mis en orbite RASCOM-QAF1, premier satellite panafricain depuis le centre spatial de lancement des satellites de Kourou, en Guyane française.

Le satellite RASCOM-QAF1 a été construit par Thales Alenia Space dans le cadre d’un contrat clés en main avec la société RascomStar-QAF, établie à Port-Louis (Île Maurice).
RascomStar-QAF est détenue par LAIP (Libyan African Investment Portfolio, 33%), GPTC (General Posts and Telecommunications Company, opérateur national telco lybien, 29%), Rascom (26%) et Thales Alenia Space (12%).

Thales Alenia Space, établie à Cannes La Bocca (Alpes Maritimes), a fourni le satellite ainsi que sa station de contrôle à Gharyan (Libye).
Selon l’agence de presse libyenne JANA , le directeur général de la société RascomStar (Regional africain satellite communication), l’ingénieur Fraj Lamari, a précisé que le coût du satellite QAF n’a pas dépassé 375 millions de dollars, englobant les coûts de construction, de la mise sur orbite et des composantes terrestres comprenant des stations de commande et de gestion de son mouvement ainsi que les stations terrestres relatives aux communications africaines réparties sur 15 000 villes africaines en plus de stations de services globaux spécifiques à chaque pays de l’Union africaine couvrant actuellement 30 pays.

La ville de Garyane (à 85 km au sud-ouest de Tripoli) sera le siège de la station principale de ce satellite africain unifié.
La Côte d’Ivoire servira de siège de la station de soutien à la station principale.
Les stations de gestion du mouvement du satellite se trouvent au Cameroun (quartier Bepanda, à Douala) et en Gambie (Banjul).

45 États africains sur 53 sont signataires de la convention Rascom (Regional African Satellite Communications Organization).
Le projet auarait été financé en majeure partie par la Lybie et la Côte d’Ivoire.
Lors de la cérémonie de lancement à Kourou, les orateurs, fabricants, opérateurs et financiers, auraient, dans leurs interventions « souligné que si ce n’est la vision perspicace du guide Mouammar Kadhafi, l’Afrique n’aurait pu concrétiser cette grande réalisation et que l’orientation unioniste africaine du leader libyen a permis de poser l’Afrique sur la voie du progrès. »

Les opérateurs de télécommunication et les organes de régulation de 43 de ces pays ont signé l’accord d’exploitation de Rascom.
Sur les 45 pays signataires, seuls la Namibie et le Lesotho n’ont pas signé l’accord d’exploitation.

Je n’ai pas trouvé la liste des 8 États non signataires de la convention. Sauf erreur, il s’agit de : Botswana, Madagascar, Maroc, Rwanda, São Tomé et Principe, Sahara occidental, Seychelles et Somalie.

Rascom-QAF1

[ RascomStar-QAF Operation Concept site RascomStar, rubrique Operation Concept ]

Le système est conçu, d’après RascomStar-QAF, pour permettre des accès équitables et abordables. Il devrait faciliter le développement de savoirs et de contenus locaux, déployer la communication inter-culturelle et améliorer l’information des populations lors des catastrophes naturelles et des conflits.

Le satellite panafricain QAF1 pèse 3 160 Kg.
Sa durée de vie est de 15 ans.

En savoir plus

— Site de RascomStar-QAF, consacré au satellite QAF1
— Communiqué de presse d’Arianespace
— Communiqué de presse de Thalès (en)
— Voir les vidéos sur le site d’Arianespace (WindowsMedia nécessaire)

Synthèse Dominique Lacroix