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Financements innovants pour la création à l’ère du numérique

don

Une après-midi pour dresser le panorama des nouveaux systèmes de soutien à la création.

Dimanche 20 juin
à partir de 14h,

mairie Paris 2e.

Inscription sur le site de la SARD

Société d'acceptation et de répartition des dons

Au moment où la loi instaurant Hadopi entre en application, la SARD (Société d’acceptation et de redistribution des dons) dresse le panorama des financements innovants permettant de donner un modèle économique fondé sur l’accès à la création sans compromettre la liberté des internautes.

Pour la première fois, le 20 juin, à Paris, sept projets et expériences – Yooook, Moozar, la SARD, MCN, Shagaï, Ulule et Kachingle – seront présentés et débattus par leurs fondateurs en présence de sociétés de gestion collective, de fédérations d’auteurs et d’associations fédérant des internautes ou consommateurs.

- Kachingle est la solution de paiement volontaire qui permet aux internautes de soutenir financièrement les blogueurs et sites de contenu en ligne qu’ils apprécient le plus. D’une grande simplicité d’utilisation, Kachingle a déjà été adopté par plusieurs centaines de sites, en particulier en Allemagne et en Autriche.

- MCN est projet de plateforme de mécénat en ligne créée pour permettre aux internautes de soutenir l’information sur Internet, qu’elle provienne de sites de presse ou de blogs.

- MooZar suscite et collecte des Indemnités pour le compte des Artistes et de leurs Ayants-Droit : 95% de reproductions non autorisées, 60% des internautes prêt à indemniser pour les fichiers reproduits sans autorisation.

- la SARD (Société d’Acceptation et de Répartition des Dons) est ouverte aux artistes, auteurs et créateurs de toutes nationalités. Elle a pour objet de favoriser le libre accès à la culture, grâce à un système de financement par le don.

- SHAGAÏ est un projet artistique, une plateforme de mécénat en ligne qui s’intéresse au départ à des œuvres non numérisables, invisibles sur le net. Elle focalise les regards sur le travail de l’œuvre en cours et convoque toutes les ressources du net pour leur donner les moyens d’exister.

- Ulule est un service de micro-financement communautaire qui s’adresse à tous et qui promeut un type de relation différent entre les porteurs de projets et leurs soutiens, sans notion d’investissement ni de co-production.

- Yooook met à dispositions des auteurs les outils qui leur permettent d’établir – pour chacune de leurs créations – l’équilibre idéal entre technologie, financement, droit d’auteur et droit du public.

Ces sept approches couvrent différents champs – le don, l’indemnisation, l’appel à contribution, l’économie participative – et différentes disciplines – art plastique, cinéma, journalisme, photographie, musique et littérature.

Prenant le contre-pied des évolutions législatives actuelles, elles ont en commun la recherche d’un nouvel équilibre entre le public, les artistes et les nouveaux auxiliaires de la création. Privilégiant l’accès libre à la culture, à l’art et à l’information, elles proposent de redonner une valeur au don, de profiter entièrement de l’Internet et du numérique, rendant ainsi participatif un système qui cantonne encore le public à un rôle de consommateur.

Trois tables rondes de deux heures seront organisées le dimanche 20 juin à partir de 14 h à la Mairie du IIe arrondissement (8, rue de la Banque 75002 PARIS), dans le cadre de la Journée Libre accès :

Libre accès à l’ère numérique : de nouveaux modèles de financement
* Yooook (Camille Harang),
* Moozar (David Brami),
* Ulule (Alexandre Boucherot),
* Shagaï (Anne-Marie Cornu),
Animation : Jérémie Nestel (Libre Accès)

Libre accès à l’ère numérique : des initiatives redonnant une place au don

* MCN (Laurent Mauriac),
* Flattr (Peter Sunde),
* SARD (Benjamin Jean),
* Kachingle (Yves Huin),
Animation : Gilles Vercken

Libre accès à l’ère numérique : un nouveau rapport entre public et
auteurs est-il possible ?

* Copyleft attitude (Antoine Moreau),
* La Quadrature Du Net (Jérémie Zimmerman),
* FDN (Benjamin Bayard) ,
* Framasoft (Simon Descarpentries),
* SACEM (Bruno Lyon),
* Editions Kitsuné (Frédéric Junqua – ancien directeur de VIRGIN
FRANCE)
Animation : Joan Paulo Branco

Inscription sur le site de la SARD

sard

Le rapport Fourgous établit l’inadaptation du B2i

L’Association EPI a commenté le rapport Fourgous dans le document ci-dessous.

Quelques notes de lecture
sur le rapport Fourgous :
Réussir l’école numérique

Le rapport de la mission parlementaire de Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, sur la modernisation de l’école par le numérique, Réussir l’école numérique, a été remis au Ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel le 15 février dernier. Ce rapport est dense, documenté et approfondi. Il traite un ensemble de problématiques larges et variées. Les notes de lecture qui suivent, partielles, ne portent que sur les questions de culture générale informatique, d’enseignement de l’informatique, de formation des enseignants et du B2i dont le rapport montre les évidentes « limites ».

L’EPI et le groupe ITIC-ASTI ont été auditionnés par la mission parlementaire de Jean-Michel Fourgous :
http://www.epi.asso.fr/blocnote/blocsom.htm#091007.

Concernant la création d’un enseignement optionnel « Informatique et sciences du numérique » en Terminale S à la rentrée 2012, le rapport se félicite de cette initiative :
« En créant une matière Informatique et sciences du numérique en terminale, le gouvernement français ouvre enfin la voie de l’apprentissage du numérique et redonne à l’école son rôle d’éducateur. »
(Partie III, II-1-3, p. 137).

La mesure 32 s’inscrit dans la problématique de la culture générale au 21e siècle :
« Impliquer davantage les élèves de collège et de lycée dans la compréhension de l’environnement informatique par la création de modules facultatifs et progressifs Informatique et société du numérique, pour découvrir et se former aux enjeux du numérique, mieux connaître l’informatique et mieux utiliser les outils. »,
p. 213.

L’enjeu de culture générale scientifique et informatique est également présent dans les passages consacrés au B2i, dans ce qu’il n’est pas et ne permet pas
(Partie III, II-5-3, p. 188).

L’enjeu est clair : « L’Éducation nationale doit donc se préoccuper du niveau de base des élèves en informatique. La maîtrise des outils de recherche et de traitement de l’information est indispensable. L’acquisition d’un esprit d’analyse est une nécessité. Le B2i est un début de réponse »,
p. 190.

« Le B2i (brevet informatique et internet) est un début de réponse. En effet, en inscrivant, en 2000, les Tic comme un des éléments du socle commun de connaissances et de compétences, la loi les a placées parmi les objectifs fondamentaux de l’enseignement obligatoire. Le B2i est une attestation… »,
p. 189.

Créé en 2000, « le B2i doit pouvoir donner à chaque élève les bases nécessaires qui lui permettront, entre autre, de se former de manière autonome, tout au long de la vie, ce qui implique la maîtrise de la technique »,
p. 190.

Mais le B2i [...]

Lire la suite sur le site de l’EPI

Informatique et éducation : les enjeux d’une mise à jour

64 bitsDes associations se mobilisent en France pour la prise en compte de la science informatique dans la culture générale du XXIe siècle et par conséquent son introduction dans l’enseignement général.
Depuis des années, l’EPI et le groupe ITIC de l’ASTI, associations spécialisées dans les questions d’éducation, alimentent un dossier très fourni sur cette question majeure. Elles viennent de publier un communiqué en réaction à la réforme du lycée annoncée par Luc Chatel.

Pour l’enseignement de l’informatique au lycée
et la formation des enseignants

Communiqué de l’EPI et du groupe ITIC-ASTI
(27-11-2009)

Un enseignement de spécialité « Informatique et sciences du numérique » est créé pour la Terminale S dans le cadre de la réforme du lycée. Il sera proposé en option en 2012 avec les mathématiques, les sciences physiques et les sciences de la vie et de la Terre.

L’EPI et le groupe ITIC de l’ASTI se félicitent de cette première avancée. Ces deux organisations, ainsi que d’autres acteurs, n’ont pas ménagé leurs efforts en faveur d’un enseignement de l’informatique au lycée.

Un tel enseignement, qui doit se généraliser, correspond aux besoins du pays et de son économie. Rappelons que l’informatique représente 30 % de la R&D au plan mondial (mais 17 % seulement en Europe), que les TIC vont constituer 50 % de l’augmentation de la croissance dans un futur proche, qu’elles constituent un gisement d’emplois considérable, que l’informatique est l’une des trois grandes familles de la science moderne.

Le rapport Stratégie Nationale de Recherche et d’Innovation (SNRI), remis le 23 juillet 2009 à Valérie Pécresse, pour ce qui concerne l’enseignement de l’informatique, fait le constat que :
« Dans les filières non spécialisées des écoles, l’enseignement de l’informatique est généralement réduit. De façon plus générale, le système éducatif n’a pas donné une place suffisante à ces disciplines en regard des enjeux futurs, industriels et d’innovation pour l’ensemble de l’économie nationale, et de participation à la vie sociale et politique de la part des citoyens. Absentes aux niveaux primaire et secondaire, elles sont inexistantes ou trop limitées dans les classes préparatoires aux grandes écoles. La majorité des ingénieurs et chercheurs non informaticiens n’acquièrent pendant leur cursus qu’un bagage limité au regard de ce que l’on observe dans les autres disciplines. Pourtant, ils utiliseront ou pourront avoir à décider de l’utilisation d’outils informatiques sophistiqués. Il est à craindre qu’ils ne le feront pas avec un rendement optimal ou que, en position de responsabilité, ils sous-estimeront l’importance du secteur. »

Lire la suite sur le site de l’EPI

La Société française de l’Internet a emboîté le pas avec le communiqué suivant :

Réforme du lycée :
éducation et discipline informatique

Pour la reconnaissance des sciences du numérique
dans la culture générale du XXIe siècle

Communiqué de la Société française de l’Internet,
28 novembre 2009

Le 19 novembre 2009 restera la date d’une heureuse coïncidence pour la France. Gérard Berry inaugurait la chaire « Informatique et sciences numériques » au Collège de France. Le même jour, Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, annonçait, dans sa réforme du lycée, l’introduction d’une option « Informatique et sciences du numérique » en classe terminale scientifique pour 2012.

La Société française de l’Internet approuve cette avancée symbolique majeure dans l’enseignement national.

Depuis plus de dix ans, des associations spécialisées, telles que l’EPI et le groupe ITIC de l’ASTI, ont attiré notre attention sur le fossé qui se creusait en France entre d’un côté les savoirs fondamentaux qui constituent la culture générale contemporaine et de l’autre les standards éducatifs véhiculés par notre école.

Dans plusieurs pays, les bases de l’informatique en tant que discipline ont été intégrées dans l’enseignement général. Des expériences pédagogiques démontrent qu’une bonne partie de cet enseignement peut être dispensé de façon précoce et ludique, sans ordinateur.

La civilisation numérique qui se dessine sous nos yeux doit offrir ces savoirs fondamentaux à tous les citoyens, dès le plus jeune âge, celui des consoles de jeux que manipulent déjà nos enfants.
L’enjeu est d’éviter que ne continue de se creuser un fossé cognitif entre population malléable et individus conscients des mécanismes sous-jacents.

Lire la suite sur le site de la Société française de l’Internet

Former les cityens de demain

Lettre de l’April à M. Jean-Michel Fourgous
2 décembre 2009

[...]cet enseignement aborderait progressivement les questions de la représentation des données (quel choix de formats de fichier en fonction de quel usage) et des différentes couches logicielles (système, interfaces, logiciels applicatifs et les rapports qu’ils entretiennent) ; puis, sans doute dans un second temps, des principes généraux de l’algorithmique (seuls à même de permettre la compréhension de la notion centrale de processus), des réseaux (là encore quel protocole et pour quel usage, avec quelle sécurité), de leurs usages (techniques et usages des outils collaboratifs) tant dans la sphère privée que professionnelle… [...]

Lire la suite sur le site de l’APRIL : Former les citoyens de demain

Qu’est-ce que l’Internet ? par Paul Mathias

Qu'est-ce que l'Internet ?Qu’est-ce que l’Internet ?

Avons-nous raison de croire que l’Internet n’est qu’un instrument de communication ? Révélant les présupposés d’une telle conviction, théoriquement naïve et pratiquement suspecte, ce livre montre tout le bénéfice que nous tirerions d’appréhender les réseaux comme un monde et leur réalité comme la nôtre.

L’Internet a surgi dans notre horizon comme un phénomène total. Complexe et fondamentalement indisponible, il ne constitue pas un espace virtuel de pérégrinations sémantiques mais une extension de plus en plus massive et opaque de notre vie, de ses exigences et désormais de son sens.

Ce n’est donc pas seulement de l’Internet qu’il est question avec l’Internet. C’est de nous, de ce que nous pensons être, et du monde que nous avons la prétention de construire.

Paul Mathias

Lire la suite sur diktyologie.homo-numericus.net

40 gus au Fouquet's : à la conquête des libertés numériques

La bataille HadopiLa conférence de presse du lancement de l’ouvrage La Bataille Hadopi a fait salle comble avec environ 300 personnes au Fouquet’s à Paris, jeudi 29 octobre 2009.
Édité par In Libro Veritas, cet ouvrage collectif réunit les contributions d’une quarantaine d’auteurs. Il est dédié à Francis Muguet, chercheur et fervent défenseur des libertés sur les réseaux, décédé subitement quelques jours plus tôt à l’âge de 54 ans. Les droits d’auteur seront reversés à Quadrature du Net, organisation très dynamique dans l’opposition à la loi Hadopi, entre autres, et qui aurait été désignée naguère par l’appellation « cinq gus dans un garage » par Christine Albanel, ministre de la culture française.

Haut lieu du Paris chic, le Fouquet’s, 99 avenue des Champs-Élysées, est connu notamment pour le dîner où se retrouvent les nominés des César du cinéma. Nicolas Sarkozy y a également fêté sa victoire aux élections présidentielles, au soir du 6 mai 2007, avec une soixantaine de ses amis.

Philippe AigrainLe choix de ce lieu procède du défi humoristique et d’une bataille symbolique pour « refuser le confinement », selon l’expression de Philippe Aigrain, l’un des cofondateurs de la Quadrature du Net, et s’approprier les codes culturels de la partie adverse.
Mathieu Pasquini, fondateur et gérant de la maison d’édition innovante In Libro Veritas, a passé la soirée à l’entrée du Fouquet’s à parler avec la partie du public qui n’a pas pu entrer à la conférence de presse faute de place.
La séance a commencé à 18 heures et les lieux ont été libérés vers 20 heures.
Le gérant du Fouquet’s est sorti pour féliciter Mathieu Pasquini du succès de la soirée et du professionnalisme de son déroulement. Cela fut commenté comme un geste rare par les services de sécurité de la maison.

Jérémie NestelPendant ce temps, Jérémie Nestel officiait comme animateur, devant une assistance acquise et en majorité trentenaire.
Après un hommage à Francis Muguet par Louis Pouzin, « grand-père de l’Internet », une quinzaine des auteurs du livre La Bataille d’Hadopi ont pris chacun à son tour la parole pour exposer son angle de vue dans cette aventure collective qui rassemble pour la première fois des courants d’opinion variés, ayant pour point commun la promotion des libertés fondamentales sur les réseaux.

Francis LalanneFrancis Lalanne a annoncé solennellement que désormais, il « embrassait la licence art libre » pour ses activités d’écrivain, auteur-compositeur et cinéaste.
Parce que la finalité de l’activité artistique ne peut pas être de gagner le plus d’argent possible, mais d’exprimer une conscience. Parce qu’il vient de la rue où il a toujours gagné sa vie en relation directe avec son public. Parce qu’il ne pense pas gagner moins bien sa vie en échangeant avec son public sur Internet, a-t-il déclaré en substance.

Chez LinagoraL’éditeur, les auteurs et quelques uns de leurs amis se sont ensuite retrouvés pour un verre amical dans les bureaux voisins de Linagora, société française leader du marché français du logiciel libre, à l’invitation de son P.-D.G. Alexandre Zapolsky.
Pour une trentaine des participants, la soirée s’est terminée en face dans une pizzeria de la rue de Berri, animée par des discussions passionnées sur la culture à l’ère numérique.

une partie des auteursLes thèmes abordés dans la soirée au Fouquet’s ont été variés. Ils méritent tous un examen posé, par la lecture de l’ouvrage et par l’écoute de la conférence disponible en podcast sur Oxyradio.
Si un propos pouvait les résumer tous, peut-être serait-ce celui de Benjamin Bayart, président de French Data Network (FDN) :
« L’imprimerie a permis au peuple de lire ; internet va lui permettre d’écrire. »

publicL’ouvrage La Bataille Hadopi peut être téléchargé gratuitement sur Internet ou, mieux, acheté sous forme de livre imprimé dans l’une des trois versions, au prix de 9 €, 19 € ou 49 €.
Il est publié sous le régime des licences Creative Commons by-sa (Paternité-Partage des conditions initiales à l’identique) et Licence Art Libre.

Dominique Lacroix

En savoir plus

- La Bataille Hadopi, chez In Libro Veritas
- Le podcast de la conférence de presse du 29 octobre 2009, sur Oxyradio.
- Dossier Hadopi sur le site de la Quadrature du Net
- Hommages à Francis Muguet sur le site de la Société française de l’Internet

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Le droit à l’oubli oublié

Stefan Merrill-BlockL’Express a mis en ligne sur DailyMotion, le 10 septembre 2009, un entretien vidéo où Nathalie Kosciusko-Morizet regrette, entre autres, que le droit à l’oubli soit négligé dans la gouvernance de l’Internet.

Petit retour en arrière

Voici ce qu’écrivait Denis Ettighoffer, dès 2001 :
Avec Internet, l’humanité est en train de construire un gigantesque artefact dont les caractéristiques systémiques échappent à toute comparaison avec les systèmes connus par nos sociétés.
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